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Le Palazzo Ca’Dario, situé au bord du Grand Canal à Venise, est reconnu pour être l’un des palais les plus maudits de la ville. Ce bâtiment de style gothique vénitien, remarquable par sa façade en pierre d’Istrie ornée de marbres et de médaillons, est le théâtre, depuis le XVe siècle, d’une série de drames et de malheurs frappant ses propriétaires successifs.

Selon la légende, la malédiction remonterait à Marietta Dario, fille du constructeur du palais, Giovanni Dario, secrétaire du Sénat de la République de Venise. Marietta se serait suicidée dans le palais après la faillite et la mort violente de son mari Vincenzo. Peu après, leur fils aurait également été assassiné en Crète.

Depuis lors, plus d’une dizaine de propriétaires auraient rencontré des fins tragiques ou ont sombré dans la ruine financière. Cette réputation a même dissuadé des personnalités telles que Woody Allen, qui renonça à acquérir le palais en apprenant son histoire.

Parmi les destins funestes attachés au palais, on relève celui de la famille Barbaro ruinée peu après son acquisition, ou encore celui de Radon Brown, un Anglais qui commit un double suicide avec son amant après la révélation de leur relation. L’Américain Charles Briggs, lui aussi accusé à tort, quitta Venise pour le Mexique où son compagnon se suicida.

D’autres figures célèbres ont également été marquées par le palais : le poète français Henri de Régnier dut le quitter malade, tandis que Christopher Lambert, manager du groupe The Who, développa des problèmes de santé après l’achat. En 1979, un comte turinois fut tué par son amant dans le palais, qui fut par la suite assassiné à Londres. Enfin, le financier Raul Gardini, lié à un scandale politique italien, se suicida en 1993, quelques années après son acquisition.

De nombreuses théories circulent quant à l’origine de cette malédiction : certains évoquent l’esprit tourmenté de Marietta, d’autres parlent d’une ancienne nécropole templière sous le palais ou du fait qu’il aurait été construit à un carrefour chargé d’énergies négatives. Une inscription en façade, initialement dédiée au fondateur, est également interprétée comme un anagramme signifiant « Je porte ruine à ceux qui vivent sous ce toit ».

Quoi qu’il en soit, le Palazzo Ca’Dario reste un symbole mystérieux et inquiétant dans le paysage vénitien, captivant et effrayant à la fois, avec sa lourde histoire de tragédies insondables.

Sources : moonmausoleum