En 1999, une affaire criminelle d’une horreur exceptionnelle a secoué Hong Kong : le corps mutilé d’une jeune femme avait été dissimulé dans une immense peluche Hello Kitty. Ce cas, désormais connu sous le nom de Meurtre Hello Kitty, est à la fois glaçant et marqué par des récits de hantises.
Les faits : La victime, Fan Man-yee, 23 ans, était une mère célibataire et ancienne prostituée qui travaillait comme hôtesse dans un nightclub de Kowloon. Son existence difficile bascula lorsqu’elle fut kidnappée par un proxénète et trafiquant de drogue, Chan Man-lok, après avoir volé son portefeuille. Au lieu d’être exploitée sexuellement, elle a subi un mois de tortures sadiques infligées par lui et ses complices dans un appartement de la rue Granville à Tsim Sha Tsui.
Plusieurs actes de cruauté extrême furent commis : coups répétés avec des barres de fer, brûlures avec du plastique fondu, versage de piments sur les plaies, viols, et suspension prolongée au plafond. La victime était contrainte de simuler le plaisir sous la menace de punitions encore plus sévères. Finalement, elle mourut de ces sévices. Les corps furent démembrés et en grande partie détruits, excepté sa tête, soigneusement cousue à l’intérieur d’une peluche Hello Kitty.
Le témoignage clé : Une adolescente présente lors des faits, surnommée Ah Fong, fut ensuite hantée par le fantôme de Fan Man-yee. Rongée par la culpabilité, elle se rendit à la police et livra un témoignage détaillé qui permit l’ouverture d’une enquête. Sans cela, le meurtre serait peut-être resté impuni.
Conséquences judiciaires et hantise : Les trois hommes condamnés pour homicide involontaire à perpétuité sont demeurés en prison, car les preuves manquaient pour un verdict d’assassinat prémédité. Le juge hongkongais évoqua une brutalité sans précédent dans la région. L’appartement, témoignant de cette sombre histoire, fut abandonné, supposément hanté par l’esprit de la victime selon de nombreux habitants. En 2012, le bâtiment fut démoli pour faire place à un hôtel où furent installés trois portraits de Bouddha, comme hommage discret à Fan Man-yee.
Cette affaire souligne à la fois l’horreur des violences subies, les cicatrices invisibles laissées à ceux qui y ont assisté, ainsi que le poids du paranormal dans l’esprit collectif hongkongais, entre peur, remords et mémoire.