Le Pentagone a récemment publié un sixième ensemble important de documents déclassifiés relatifs aux phénomènes aériens non identifiés (UAP), comprenant des vidéos, des rapports historiques et des documents liés à un programme militaire secret sur les technologies aérospatiales.
Ces archives regroupent des observations et recherches datant de plus de 70 ans, allant des cas classiques des années 1950 jusqu’aux détections contemporaines avec des capteurs militaires avancés.
Parmi les éléments les plus intrigants, on trouve des vidéos montrant des objets sphériques mystérieux observés pendant des opérations militaires au Moyen-Orient. Des témoins militaires ont décrit environ six objets sphériques agiles, changeant fréquemment de direction, avec une taille estimée entre un et deux mètres. D’autres rencontres ont rapporté des objets aux vitesses variables, de 80 à 180 mph, leur altitude restant indéterminée.
Une autre part importante des documents concerne des observations faites par des forces de l’ordre locales dans le Colorado en octobre 2023. Plusieurs vidéos, fournies au Pentagone, témoignent notamment de phénomènes silencieux lumineux affichant des lumières clignotantes rouges, bleues et vertes.
Le nouveau matériel permet également de revisiter des cas historiques célèbres, comme celui du film Tremonton en 1952, capturé par l’officier de la marine américaine Delbert Newhouse. Ce film montre des objets lumineux traversant le ciel et reste un élément clé des enquêtes officielles, notamment le projet Blue Book.
Par ailleurs, une interview audio d’Edward J. Ruppelt, premier directeur du projet Blue Book, révèle que près de 20 % des quelque 800 cas examinés à l’époque n’ont jamais reçu d’explication satisfaisante, soulignant la persistance des mystères autour de certains rapports d’UAP.
Le lot comprend aussi des documents du Advanced Aerospace Weapon System Applications Program (AAWSAP), un programme de la Defense Intelligence Agency actif de 2008 à 2012, qui explorait des technologies très spéculatives telles que la propulsion par distorsion, les trous de ver, l’antigravité ou l’invisibilité. Ces documents sont à considérer comme des études théoriques et ne constituent pas une preuve que ces technologies existent ou ont été développées.
Un rapport particulier détaille des cas d’individus ayant subi des symptômes physiques – perte de cheveux, effets cutanés, possibles signes d’exposition aux radiations – attribués à des rencontres avec des phénomènes aérospatiaux non conventionnels. Ce sujet demeure controversé et sans conclusions établies quant à une origine extraterrestre.
Ce sixième lot arrive dans le cadre du programme PURSUE, destiné à rendre accessible progressivement les archives gouvernementales sur les UAP. Récemment, une dérogation a été mise en place permettant au personnel militaire et civil de communiquer des informations sensibles sur les UAP à ces archives, ce qui pourrait accélérer la publication de nouveaux dossiers.
En résumé, bien que ces documents apportent une précieuse masse d’informations et d’images inexpliquées à étudier, aucune preuve irréfutable de l’existence d’origine extraterrestre n’a été confirmée jusqu’à présent. Toutefois, cette nouvelle publication enrichit considérablement l’archive officielle et suscite l’intérêt des chercheurs et passionnés d’ufologie, en attendant les prochaines divulgations à venir.