Dorabella, dernier épisode de la série Supernatural diffusé en 1977 sur BBC1, clôture la saga sur une note particulièrement marquante. Cette histoire met en scène une figure emblématique de l’horreur : le vampire.
Le récit suit Philip Hambleton, un homme d’apparence jeune qui prétend avoir voyagé avant l’invention du chemin de fer, et son ami riche Walter von Lamont lors d’un périple en Europe à la recherche d’expériences uniques et interdites. Leur aventure prend un tournant inattendu lorsqu’ils croisent la mystérieuse et séduisante Dorabella, dont les bagages se résument à une cage d’oiseau et un coffre énigmatique.
Dorabella séduit rapidement Walter, qui accepte de transporter son carrosse et ses affaires jusqu’à la demeure familiale de Dorabella. Au fil du voyage vers le nord et de leurs haltes dans diverses auberges, Dorabella apparaît de manière surnaturelle, toujours après la tombée de la nuit et sans moyen visible de transport. À chaque étape, des morts mystérieuses surviennent aux alentours.
Obsédé, Walter sombre dans une détérioration physique et mentale tandis que Philip tente de le mettre en garde contre l’influence maléfique de Dorabella, en vain. À leur arrivée au château familial, ils rencontrent le père impressionnant de Dorabella et apprennent la véritable nature surnaturelle de la jeune femme, ainsi que sa quête pour trouver un descendant capable de renforcer sa lignée vampirique.
La figure de Dorabella est un archétype classique du vampire : elle contrôle la météo, disparaît le jour, et son emprise maléfique agit comme une corruption dévastatrice. Cette vampirisme est dépeint comme une maladie corruptrice, métaphore possible de relations toxiques, d’addictions ou d’infections sexuellement transmissibles.
Les performances des acteurs sont saluées, en particulier celle de Jeremy Clyde dans le rôle de Walter, qui incarne la déchéance progressive d’un homme autrefois confiant, et Ania Marson qui campe une Dorabella à la fois séduisante et dangereuse.
L’atmosphère est renforcée par une photographie rêveuse et sombre qui confère à l’ensemble une ambiance de conte noir, soulignant l’étrangeté et la fatalité du récit. La conclusion réserve un retournement macabre lorsque Philip révèle un dernier secret aux membres du Club of the Damned remettant en question la véracité de son témoignage.
Dorabella est considérée parmi les meilleurs épisodes de Supernatural et s’adresse particulièrement aux amateurs de fiction vampirique classique, proposant un conte d’obsession et de destruction…