Depuis plusieurs années, les phénomènes aériens non identifiés, ou UAP (Unidentified Anomalous Phenomena), suscitent un intérêt croissant tant chez les gouvernements que chez les scientifiques et milieux militaires. Ces phénomènes mystérieux inquiètent notamment au regard des potentielles menaces pour la sécurité nationale, tout en éveillant une curiosité scientifique importante.
Brian Helmuth, professeur en sciences marines et environnementales à l’Université Northeastern, propose d’élargir les investigations au-delà du ciel pour inclure les profondeurs océaniques. Selon lui, les océans, qui couvrent la majorité de la surface terrestre et abritent la plus grande part de la biodiversité, restent les zones les moins explorées et pourraient être des lieux d’observation privilégiés pour d’éventuelles manifestations anormales.
Helmuth souligne que, malgré la majorité des observations liées à des phénomènes aériens, de nombreux témoignages font état d’objets non identifiés immergés ou s’écrasant dans les océans. Ce point a été pris en compte dans un rapport officiel émanant d’un panel de 16 experts mandaté par la NASA, incluant notamment Paula Bontempi, océanographe expérimentée ayant passé 18 ans à la NASA. Cette diversité de compétences illustre une volonté d’aborder ces phénomènes avec rigueur scientifique, loin de toute vision sensationnaliste.
Le groupe dirigé par l’astrophysicien David Spergel recommande une approche utilisant l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique pour identifier et différencier ces phénomènes inconnus des évènements déjà documentés. Parmi les autres recommandations figurent l’installation de capteurs au sol pour surveiller le ciel et la mise en place de systèmes participatifs afin de collecter davantage de données.
Par ailleurs, la terminologie employée par le Pentagone a évolué en décembre 2022, passant du terme couramment utilisé « UFO » (Unidentified Flying Object) à une expression plus large « UAP » puis à « Unidentified Anomalous Phenomena », incluant explicitement des objets immergés et traversons différents milieux (air, eau, etc.).
Enfin, lors d’une conférence de presse de la NASA, la nomination d’un directeur de recherche dédié à l’étude de ces phénomènes a été annoncée, marquant un changement notable dans la reconnaissance officielle de ces sujets jusque-là souvent délaissés ou moqués.
Ce tournant marque une ouverture vers une exploration multidisciplinaire, où la mer elle-même devient un terrain d’investigation potentiel pour comprendre ces phénomènes énigmatiques qui fascinent encore le monde entier.