Feltrim Hill, situé près de Malahide en Irlande, est un lieu chargé d’histoire et de mystères, connu pour être l’endroit où les derniers loups d’Irlande auraient vécu jusqu’au XVIIIe siècle. Cette colline, aussi appelée « La Colline des Loups », est imprégnée de légendes et de phénomènes paranormaux rapportés par les habitants locaux.
Au cœur de Feltrim Hill se trouvait un puits sacré ou source, autrefois dédié à une princesse saxonne, la sainte Werburgh, réputée pour ses pouvoirs de guérison. Ce puits attirait de nombreux pèlerins, guidés autrefois par une allée de 14 hêtres, pour des offices religieux. Bien que le puits ait été partiellement détruit et scellé suite à l’exploitation de carrières de calcaire à partir des années 1880, des traces d’eau et l’aura de sacralité demeurent, ainsi que les ruines d’un vieux village et des vestiges archéologiques retrouvés au sommet de la colline, comprenant notamment des pièces romaines datant du IVe siècle.
Le site conserve également les ruines du château des Fagan, une famille catholique influente des XVe et XVIe siècles, dont la puissance a décliné après la bataille de la Boyne.
Les récits populaires évoquent une présence spectrale particulière sur la colline. Parmi eux, un chien de l’enfer (hellhound) rôderait la nuit avec des yeux rouges incandescents, emplit ceux qui croisent son regard d’une peur viscérale. Certains le considèrent comme un gardien des lieux, d’autres comme une âme maudite errant pour l’éternité. Son hurlement profond et lugubre se fait entendre lors des nuits de tempête, avertissant de s’éloigner.
À côté du chien spectral, d’autres phénomènes sont rapportés : un cheval fantomatique, d’une pâleur telle un brouillard, galopant silencieusement sur le sommet, disparaissant mystérieusement près du puits sacré, et l’apparition d’une vieille femme portant un fagot, escaladant lentement la colline avant de s’évaporer au lever du jour parmi la brume.
Feltrim Hill est donc un lieu où se mêlent histoire, traditions spirituelles et manifestations étranges, laissant planer une atmosphère où le voile entre le monde visible et l’au-delà semble particulièrement ténu.