Dans la banale rue de Thornton Road à Ward End, Birmingham, une étrange série d’attaques nocturnes a bouleversé la vie d’une communauté à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Depuis 1978, plusieurs maisons ont été ciblées par des jets de pierres à répétition, provoquant des fenêtres brisées, des tuiles cassées, et un climat de peur intense parmi les habitants.
Ce qui caractérise cette affaire, c’est son déroulement dans un quartier résidentiel ordinaire, loin des lieux habituellement associés aux phénomènes paranormal comme les châteaux ou abbayes anciennes.
Les résidents ont tenté de protéger leurs maisons avec des grillages et des volets en bois, certains veillant même la nuit, avec le souhait de surprendre le responsable. Mais malgré des plusieurs milliers d’heures de surveillance policière comprenant des patrouilles nocturnes, l’usage de caméras infrarouges et de chiens pisteurs, personne n’a jamais été surpris en flagrant délit.
Un élément qui a nourri la spéculation paranormale est l’apparente incapacité à déterminer l’origine des projectiles, certains témoins affirmant qu’ils semblaient provenir d’angles impossibles, ou apparaître soudainement sans indication visible. De plus, les pierres étaient souvent inhabituelles, dépourvues de saleté ou d’empreintes, renforçant l’aspect mystérieux.
La police, dirigée par le chef inspecteur Len Turley, a fini par privilégier une explication plus rationnelle : celle d’un voisin équipé d’une catapulte ou d’une fronde ultra-puissante, capable de lancer des pierres à distance. Des experts en balistique ont même été consultés pour analyser les dégâts causés par les projectiles qui étaient similaires en taille et vraisemblablement lancés de nuit.
Pourtant, la persistance de ces attaques sans jamais capturer le responsable rend l’affaire intrigante. Certains sceptiques soulignent que les agressions cessaient souvent le samedi, suggérant une origine humaine plutôt qu’un phénomène surnaturel.
Malgré l’absence de preuves directes de manifestations paranormales telles que des apparitions ou des objets en lévitation, Thornton Road a acquis une réputation locale de haut lieu poltergeist, reprise par la presse et même évoquée par l’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke.
Les attaques ont finalement cessé au milieu des années 1980, sans qu’aucune arrestation ne soit effectuée ni explication définitive révélée. De nouveaux habitants emménageant par la suite n’ont pas rapporté de phénomènes semblables.
Ce mystère non résolu intrigue toujours et illustre bien la difficulté à expliquer certains événements où se mêlent peur collective, rumeurs et enquête policière intense. Thornton Road demeure une énigme majeure dans l’histoire britannique des phénomènes inexpliqués, oscillant entre vandalisme et possible surnaturel.