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Dans les années 1980, un phénomène étrange entoura une chanson thème issue d’un film d’horreur hongkongais, Nights of the Night, parfois appelée Nights of Entanglements (夜夜痴纏). Si le film The Occupant (靈氣逼人), également connu sous le nom The Tenant, est une comédie horrifique cantonaise, c’est sa bande originale qui suscita de vives inquiétudes.

Interprétée par la chanteuse de cantopop Connie Mak Kit-man (麦洁文), cette chanson jouait souvent lors de scènes nocturnes du film via un vieux lecteur cassette mystérieusement déclenché. Mais au-delà de la fiction cinématographique, les animateurs de radio la diffusant lors d’émissions nocturnes firent état d’événements paranormaux perturbants.

En effet, plusieurs DJ rapportèrent que des voix étranges se superposaient à la musique, que les lumières des studios clignotaient, des ombres dansaient et que les tourne-disques bougeaient sans raison apparente. Le DJ Cai Kangnian, par exemple, affirma avoir entendu une voix féminine pleurant en chuchotant le refrain, un passage absent des enregistrements originaux.

Un autre animateur raconta avoir mystérieusement écrit les mots « I Quit » (« Je démissionne ») sur un carnet après une écoute de la chanson. Ces incidents conduisirent à ce que la chanson soit surnommée la chanson interdite et retirée des programmations nocturnes par précaution.

Malgré cela, Connie Mak a toujours nié que sa chanson fût hantée, la défendant lors d’interviews et continuant de l’interpréter en concert, jouant parfois avec cette légende urbaine. Cependant, aucun DJ ne semble oser aujourd’hui encore la diffuser lors de sessions nocturnes.

Voici une traduction non officielle des paroles, reflétant une atmosphère mélancolique :
« Ciel nocturne brumeux avec pluie,
Au milieu de la nuit, allongé entre les guichets,
Obsédé par la nuit et la nuit,
Longues nuits dans tes bras,
J’ai mon sourire,
Je prie pour que tu puisses rester,
Laisse-moi aimer mille fois,
Mais je sais qu’à la brume du matin,
Je serai seul et tu disparaîtras comme cette nuit…
« 

Cette chanson mystérieuse continue d’alimenter les récits paranormaux liés aux médias de Hong Kong et à ses superstitions, marquant durablement la culture populaire locale.

Sources : moonmausoleum