The Curse of Robert The Doll, sortie en 2016 et réalisée par Andrew Jones, s’inscrit dans la longue lignée des films autour des poupées hantées, un genre populaire avec des figures emblématiques telles qu’Annabelle ou Chucky. Cette fois, le film s’appuie sur la mystérieuse légende de Robert, une vraie poupée exposée dans un musée de Key West, en Floride.
Le mythe : Robert serait associé à une malédiction, imposant à ceux qui lui manquent de respect de faire des excuses sous peine de conséquences néfastes. Ce contexte aurait pu offrir un terreau riche pour un récit riche en suspense et en découvertes.
Toutefois, le film a souffert de nombreuses critiques sur son traitement. Le scénario se déroule dans un musée isolé où l’on observe rapidement des phénomènes étranges, mais le film manque de construction atmosphérique : les événements paranormaux surviennent sans montée progressive de tension, perdant ainsi l’effet effrayant qui devrait habiter ce type de production.
Les personnages principaux, notamment Emily, le nouvel agent d’entretien puis inspectrice improvisée du mystère, sont jugés peu crédibles, avec des réactions jugées insuffisantes face à la gravité des faits. Le développement du récit apporte peu de profondeur aux protagonistes, et certaines scènes clés paraissent artificielles ou mal conçues, comme la visite dans un établissement psychiatrique qui manque de réalisme.
Sur le plan de la mise en scène, certains détails semblent maladroits, notamment le jeu des acteurs et parfois une direction des accents décalée qui nuit à l’immersion.
Concernant la poupée Robert elle-même, ses mouvements sont jugés peu inquiétants, presque enfantins, en décalage avec l’image d’une entité réellement maléfique. De plus, certains affrontements, comme celui avec un agent de sécurité, donnent un sentiment de non-vraisemblance, manquant de réalisme dans la résistance des personnages.
Le dénouement révèle une série de morts sans grand suspense, laissant la protagoniste seule survivante en charge d’un meurtre, ce qui a déçu une audience en quête d’intensité dramatique.
En résumé, bien que partant d’un matériau légendaire fascinant, The Curse of Robert The Doll (2016) n’a pas su exploiter pleinement l’atmosphère et le potentiel narratif de son histoire, manquant d’éléments essentiels au genre de l’horreur et du paranormal.
Pour les amateurs du genre, le film peut cependant susciter un intérêt documentaire autour de la poupée maléfique Robert, mais ceux qui cherchent un frisson authentique pourraient être frustrés.