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Le mystère du bus n°330 ou, selon certaines versions, n°375, hante les rues de Pékin depuis la nuit froide du 14 novembre 1995. Selon la légende urbaine, ce dernier bus en direction des Collines Parfumées a disparu de manière énigmatique avec à son bord plusieurs passagers, provoquant des interrogations mêlant surnaturel et crime.

Le récit décrit un périple où un jeune couple, une vieille dame, le conducteur et le contrôleur partageaient ce trajet nocturne. Deux hommes vêtus en costumes de la dynastie Qing montèrent à bord, accompagnés d’un homme inerte, prétendument ivre, entre eux. Si ces costumes semblaient incongrus, aucune suspicion particulière ne fut émise à ce moment.

L’atmosphère changea lorsque la vieille dame s’aperçut que son portefeuille avait disparu et accusa un jeune homme parmi les passagers. Elle réussit à convaincre ce dernier de descendre avec elle, révélant que les deux hommes en costume n’avaient pas de jambes et étaient en fait des fantômes de la dynastie Qing, dont la présence serait dangereuse.

Le bus ne revint jamais à son terminus. Lorsqu’il fut retrouvé, trois jours plus tard, il se trouvait immergé dans le réservoir de Miyun, à plus de 100 kilomètres de son itinéraire initial, avec des traces de sang et des corps en décomposition à bord. Certains témoins rapportent que le véhicule semblait rouillé comme s’il y était depuis de nombreuses années, renforçant le caractère mystérieux de l’affaire.

Une version criminelle plus plausible ? D’après certains récits, cette histoire serait en réalité liée à un meurtre : les deux hommes masquant le corps d’un complice décédé, couvert de sang dissimulé par du vin, auraient assassiné le conducteur et le contrôleur, puis auraient caché le bus. Toutefois, aucune trace officielle ou documentaire n’atteste d’une enquête policière confirmant cette hypothèse.

Avec le temps, la légende a évolué et parfois intégré des éléments contemporains comme le vol d’un téléphone portable ou la présence de caméras de surveillance, jamais présentes dans les années 90, montrant la façon dont l’histoire s’adapte à l’époque moderne.

Le fait que le récit soit détaillé avec une date précise renforce son impact, bien que les preuves historiques ou policières manquent. Des variantes et des versions similaires circulent depuis les années 1990, ce qui laisse penser que cette histoire est avant tout une légende urbaine ancrée dans la culture locale.

Sources : moonmausoleum