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Au cœur de Granada, en Espagne, la Plaza Nueva — la plus ancienne place de la ville datant du XVIe siècle — conserve en son sein une part sombre de l’histoire : elle fut jadis un lieu d’exécutions publiques au XIXe siècle. C’est dans ce cadre que la légende du bourreau principal, Maestro Lorenzo, continue de se transmettre.

Selon les récits qui circulent, l’esprit de ce bourreau, nommé Lorenzo Huertas, serait toujours présent sur la place et dans les couloirs de la Chancellerie de la Cour de Justice voisine, un bâtiment chargé d’histoire où se déroulaient de nombreux procès. Toujours vêtu de sa tenue noire caractéristique — cape et chapeau à large bord — il serait aperçu se dirigeant vers la salle où est conservée la garrote, un instrument de strangulation qu’il utilisait pour mener à bien les sentences capitales.

Maestro Lorenzo, surnommé le « Tête Coupeur », officiait en pleine période de troubles en Espagne, et il était craint pour son métier macabre. Il aurait notamment porté sur lui la garrote utilisée lors de l’exécution de la libéraliste Mariana Pineda, symbole d’une époque tumultueuse.

Ce fantôme, décrit comme silencieux et pesant, inspire une atmosphère mêlée de peur et de respect chez ceux qui affirment l’avoir ressenti. Les témoins mentionnent fréquemment un frisson glacial et une sensation d’angoisse en croisant cette présence dans les lieux historiques.

La vieille Plaza Nueva est ainsi bien plus qu’un simple carrefour animé ; elle est le témoin permanent des ombres du passé et continue d’attiser la fascination pour les récits surnaturels liés aux exécutions et à leur sinistre protagoniste.

Pour les visiteurs de Granada, la légende de Maestro Lorenzo ajoute une couche intrigante à la découverte des rues anciennes, un rappel du poids des âmes en peine qui, peut-être, errent encore entre les pierres chargées d’histoire.

Sources : moonmausoleum