Le 4 janvier 1979, Jean Hingley, ménagère vivant à Rowley Regis, dans les West Midlands, a vécu une rencontre hors du commun avec des êtres lumineux et ailés, suscitant un vif intérêt dans le milieu ufologique britannique.
Après avoir aperçu une lumière orange dans son jardin enneigé, Jean ouvrit la porte arrière pour mieux voir. Elle fut surprise de voir trois petits êtres brillants munis de petites ailes flotter devant elle et entrer dans sa cuisine, émettant un son répétitif qu’elle décrivit comme « zee, zee, zee ».
Les effets physiques furent immédiats : Jean se sentit paralysée tandis que le chien familial, Hobo, perdit connaissance après avoir manifesté des signes d’agitation. La scène se poursuivit avec Jean ayant l’impression de flotter vers le salon, où une lumière intense semblait tenter de pénétrer son esprit. Elle entendit également le sapin de Noël familial trembler.
Elle décrivit ces visiteurs comme des créatures fines, mesurant environ 1,05 à 1,20 m, sans sourcils, oreilles ni nez, avec des yeux noirs et de minces bouches. Ils portaient des gilets sur des tuniques ornées de boutons argentés et un petit bonnet argenté surmonté d’un objet ressemblant à une lampe.
Ces êtres parlèrent d’une voix unanime, laissant entendre que leurs boutons servaient de traducteurs. Ils affirmèrent venir « du ciel » et ne voulaient aucun mal. Lors d’un échange verbal, Jean leur reprocha de piétiner ses meubles, et en réponse, la lumière paralysante s’intensifia avant qu’une communication plus amicale s’installe.
Étonnamment, les visiteurs montrèrent une connaissance de Noël, de la Reine d’Angleterre et de Jésus-Christ, affirmant « Il n’y a qu’un seul Seigneur ». Ils manifestèrent aussi une affection pour le chanteur britannique Tommy Steele et répétèrent la phrase populaire « Nice to see you… » de Bruce Forsyth. Jean leur offrit de l’eau et des mince pies, dont ces derniers se montrèrent friands. Mais à la vue d’une cigarette allumée, ils prirent peur et s’envolèrent avec les pâtisseries, laissant leur vaisseau en forme d’œuf d’environ trois mètres de long dans le jardin avant de disparaître.
Cette affaire, surnommée « Les Martiens aux Mince Pies », fut rapidement relayée localement et attira une enquête ufologique approfondie, tandis que la police cessa son implication.
Parmi les séquelles, Jean dû porter des lunettes de soleil pour atténuer la lumière perçue, et plusieurs appareils électroniques, dont sa télévision, furent affectés. Des bandes cassettess touchées par les êtres furent effacées.
Certains chercheurs avancèrent des hypothèses mêlant phénomènes électriques rares et hallucinations, suggérant que ces expériences pouvaient parfois être vécues comme réelles. Quoi qu’il en soit, cette rencontre reste unique, mêlant des caractéristiques classiques d’observations extraterrestres à des détails insolites et très personnels.
La légende perdure, inspirant même des compositions musicales comme Dance of the Mince Pie Martians par The Night Monitor, un musicien spécialisé dans les sons électroniques liés aux récits d’extraterrestres.
Cette affaire reste emblématique de la richesse et de la singularité des témoignages ufologiques, où l’ordinaire côtoie l’extraordinaire.